Constellation, une expérience sensorielle par la danse

A l’école Raymond Derain de Marcq-en-Baroeul, 21 élèves de CP ont participé tout au long de l'année au projet Constellation, un dispositif d’éducation artistique et culturelle conçu par le Centre national de la danse.

Le mardi 13 mai 2025, les parents des élèves de CP de l’école Raymond Derain de Marcq-en-Baroeul ont été invités par l'enseignante de la classe, l'artiste chorégraphe Sarah Nouveau, et la professeure missionnée par la Délégation régionale académique pour l’éducation artistique et culturelle pour assister à la restitution du projet Constellation.

Constellation, c’est un dispositif d’éducation artistique et culturelle conçu par le Centre national de la danse, qui permet de se centrer sur l’élève pour lui faire vivre une expérience en danse. Toutes les expérimentations sont reliées par le thème « Habiter son corps ». Dans l'académie, le choix se porte sur relier le corps, la danse et la nature.
Le projet Constellation de l’école Derain de Marcq-en-Baroeul a reçu un financement dans le cadre de l’appel à projets 100% SPEAC.

Entre janvier et mai, 21 élèves ont rencontré, exploré et pratiqué la danse, en respectant les 3 piliers de l’EAC.

Ils ont été spectateurs de plusieurs spectacles afin de comprendre le projet.

  • Visionnage d'extraits du spectacle de la compagnie Le quadrille des Homards créés par Sarah Nouveau et d'extraits d’œuvres qui ont marqué l’histoire de la danse.
  • Déplacement au spectacle « ça déménage » de la compagnie Racines carrées, programmé par le festival Hip Open Dance à Lille.
  • Présentation en classe de la conférence sur le corps d’Ana Rita Teodoro.
  • Spectacles de danse de leurs camarades.

Les élèves ont traversé des expériences sensibles, parfois avec Sarah Nouveau, parfois avec leur enseignante, parfois avec les trois intervenantes réunies : se sentir léger comme une feuille qui s’envole ou solide comme un rocher, déposer délicatement toutes les parties de son corps sur un gros ballon à la manière de la neige qui fond ou jaillir du sol comme le feu qui crépite, onduler les bras comme une vague ou dessiner dans l’espace des formes géométriques à la manière de l’éclair.

Quand on danse à l’école, il ne s’agit pas d’apprendre une chorégraphie ou de reproduire des mouvements. En invitant les enfants à se mettre à l’écoute de leurs sensations, à explorer l’espace, à réinventer de nouvelles manières de bouger, ces derniers passent instinctivement de l’improvisation à la création instantanée. Dans cet objectif, Sarah Nouveau ne propose pas de gestes de référence qui bloqueraient leur imagination, elle se sert d’une photographie ou d’un objet comme inducteur puis guide les élèves à la voix.

Le rôle d’une « médiatrice » est de construire des ponts entre la pratique et la culture chorégraphique. De retour en classe, après une séance d’atelier, la réception d'un spectacle ou encore après la visite du Flow, Centre eurorégional des cultures urbaines, la chorégrapge a donc proposé des activités pour présenter les métiers autour de la danse, pour lire des images, pour s’exprimer à l’oral ou pour interpréter des haïkus avec le corps. En lien permanent avec les autres actrices du projet, elle a cherché à prolonger ou à préparer chaque moment fort pour que les participants en profitent encore davantage.

Le dernier jour du projet a été un moment marquant. Les enfants se sont approprié quelques consignes qu’ils connaissaient, et après les avoir présentées aux parents, tous se sont lancés dans la danse. Les enfants se sont alors montrés plus engagés encore que pendant les séances de travail, incitant leurs parents à dépasser leur timidité. Les parents se sont laissés prendre au jeu, donnant envie aux danseurs de danser encore et encore.

Mise à jour : juillet 2026