Réunis pour l’occasion, Frédéric Leturque, président de la communauté urbaine d’Arras, Philippe Merlaud, directeur général du centre hospitalier d’Arras, et Audrey Guillaume, secrétaire générale de la DSDEN du Pas-de-Calais représentant le directeur académique Jean-Roger Ribaud, ont officialisé cette convention-cadre au service des élèves.
Une réponse coordonnée à la phobie scolaire
Face aux situations de phobie scolaire, les trois institutions ont choisi d’unir leurs forces pour proposer un accompagnement lisible, fluide et sécurisant pour les élèves et leurs familles.
La convention vise à organiser une prise en charge coordonnée : du suivi thérapeutique jusqu’au retour progressif en classe, en passant par la mise en place d’expositions thérapeutiques au sein même des établissements scolaires.
"Conserver une place d'élève" : la vision du centre hospitalier d'Arras
Philippe Merlaud a tenu à remercier les élus « d’être pleinement impliqués dans la prise en charge » des adolescents concernés, soulignant « l’importance pour ces jeunes de conserver une place d’élève pour continuer à se projeter dans l’avenir ».
Il a rappelé que le centre hospitalier d’Arras a mis en place dès 2018 un dispositif spécifique, avec l’intégration d’un enseignant spécialisé à temps plein au sein de l’hôpital, afin de maintenir le lien scolaire tout au long du parcours de soins.
Insistant sur « l’importance du travail commun pour accompagner ces adolescents », il a également mentionné la création, en 2024, d’un groupe soins-étude reposant sur une approche pluridisciplinaire, et a présenté la convention comme un texte qui « consolide le partenariat entre services médicaux, sociaux et Éducation nationale ».
Pour lui, cette convention marque « le début de quelque chose », dans la continuité d’une démarche d’ores et déjà engagée avec le collège Diderot de Dainville et le lycée Guy Mollet d’Arras, établissements actuellement associés au dispositif.
Une école inclusive au coeur du projet éducatif
Pour Audrey Guillaume, « construire une école inclusive constitue un pilier fondamental de la politique éducative nationale, pour tous les élèves, quel que soit leur parcours et leur singularité ».
Elle a présenté la convention comme une « illustration concrète, ambitieuse et structurée » de cette démarche, en l’inscrivant dans un ensemble plus large de dispositifs : mise en place de deux micro-collèges, convention avec la CPAM et, désormais, déploiement du dispositif école-soin, qui permet aux élèves de « se projeter à nouveau dans un parcours de réussite ».
La santé mentale, priorité du territoire
Frédéric Leturque a quant à lui souligné « l’importance d’être présent sur les problématiques de santé du territoire », en particulier pour les jeunes, et la nécessité « d’accentuer le dispositif dans les années à venir, avec la santé mentale comme sujet central aujourd’hui ».
Il a rappelé le rôle essentiel de l’animation sociale sur le territoire, qui permet de mieux prendre en compte les besoins liés à la santé mentale, en lien étroit avec les acteurs éducatifs, sanitaires et sociaux.
Avec cette convention, les partenaires affirment une ambition commune : offrir aux élèves présentant une phobie scolaire un parcours de soins et de scolarisation humain, progressif et sécurisé, pour leur permettre de renouer avec l’école dans les meilleures conditions.
Mise à jour : février 2026



