Au collège Boris Vian de Croix, l’égalité se vit toute une semaine

Au collège Boris Vian de Croix, la Semaine de l’égalité n’est pas une simple succession d’actions : c’est un temps fort collectif pour questionner les représentations, ouvrir le dialogue et faire évoluer les regards.

Dès le lundi, le hall de l’établissement accueille l’exposition « Fil Rouge », tandis que l’infirmerie propose « Sang pour Sang ». Ces supports servent de point d’appui aux échanges en classe et aux discussions informelles entre élèves. L’objectif est clair : rendre visibles les stéréotypes pour mieux les déconstruire.

Les élèves de 3e ont également participé à un temps d’échange avec l’association L’Ombre et la Plume autour de la place des femmes et des hommes dans le monde carcéral. L’intervention d’un avocat est venue enrichir la réflexion en apportant un éclairage juridique et citoyen. Un moment dense, qui a permis d’aborder les questions d’inégalités sous un angle concret et sociétal.

L’orientation constitue un autre axe fort de la semaine. Les classes de 4e ont travaillé sur l’égalité dans les parcours avec le lycée Mongy : dépasser l’autocensure, interroger les choix “évidents”, comprendre que les filières scientifiques, techniques ou littéraires ne sont pas assignées à un genre.

Les équipes du lycée Mongy présentent leurs parcours aux classes de 4e qui ont travaillé sur l’égalité.

Du côté des plus jeunes, les élèves de 6e ont rencontré une footballeuse professionnelle du LOSC. Son témoignage a permis de parler ambition, persévérance et médiatisation du sport féminin. Là encore, il s’agissait de montrer que les trajectoires sont multiples et accessibles.

Les élèves échangent avec une joueuse du LOSC.

La semaine s’est poursuivie avec l’intervention d’un homme sage-femme auprès des classes de 5e. En présentant son métier, il a contribué à bousculer les représentations liées aux professions du soin, souvent perçues comme féminines.

Enfin, un défi citoyen autour de l’exposition « Fil Rouge » et la diffusion de musiques à thème lors des sonneries ont permis d’impliquer l’ensemble de la communauté scolaire dans une dynamique partagée.

À Boris Vian, l’égalité ne se limite pas à un principe affiché : elle s’incarne dans des rencontres, des débats, des exemples concrets. Une manière de rappeler aux élèves que les stéréotypes ne sont pas une fatalité, et que chacun peut trouver sa place, librement.

Mise à jour : mars 2026